Déjà client MODETIC ?

Créer un compte Mot de passe oublié ?

nous contacter : 04 82 32 60 41

    De la fast à la fair fashion, pour une industrie textile enfin humaine

    De la fast à la fair fashion, pour une industrie textile enfin humaine

    Les vêtements non Made in France seraient-ils forcément de mauvaise facture et fabriqués dans des conditions problématiques ? Si cette idée est répandue et qu’elle reflète encore la réalité pour une majorité de produits, les marques fair trade contribuent à inverser la tendance.

    Posted in Général par Alice le Thursday 29 Dec 2022

    decorations vegetales

    La fast fashion, un mauvais calcul

    Le Bangladesh offre actuellement le salaire de l’industrie textile le plus bas au monde : moins de 30 centimes d’euros par heure. Qui dit mieux ? Un tel salaire paraît bien loin de notre quotidien... Pourtant, sa réalité remplit nos placards : 59 % des exportations de ce pays partent vers l’Europe.

    Les chiffres dérangent et leurs proportions n’ont rien d’anecdotique. Plus de 75 millions de personnes travaillent pour l’industrie textile sur la planète, or 60 % des exportations de vêtements sont originaires de pays en développement. Suivant une logique de fast fashion reposant sur des habits aux prix bas qui seront finalement à peine portés, la production s’organise autour des pays les moins-disants en termes de salaires. Et lorsque les salaires augmentent, comme récemment en Chine, la production se redirige vers d’autres pays plus « compétitifs » comme le Pakistan, ou justement le Bangladesh.

    Une infographie de l’organisation OXFAM illustre à quel point la chaîne de fabrication textile est émaillée de conditions de travail inacceptables. Parmi les usines de filature du sud de l’Inde, on dénombre par exemple 50 000 jeunes filles victimes de travail forcé. En Asie, les ouvrières chargées de la confection des habits passent en moyenne 12 heures par jour sur leur ouvrage, avec un seul jour de repos, pour finalement percevoir l’équivalent de 0,18 € pour un t-shirt vendu 29 € en Europe...

    decorations vegetales

    Vers une fair fashion plus humaine

    Faut-il pour autant complètement arrêter d’acheter des vêtements venus de l’autre bout du monde ? Le co-fondateur de la marque responsable Thinking Mu nuance : « Ce n’est pas vraiment juste d’abandonner toutes les usines de fabrication que les pays occidentaux ont créé il y a des années : on y a obligé des centaines de personnes à y travailler pour nous, et on ne peut pas leur enlever ces emplois. » Il ne s’agirait donc pas de mettre un coup d’arrêt à cette production, mais de la faire basculer vers une approche fair trade.

    Non, les textiles importés ne sont pas forcément synonymes de qualité médiocre ou de mauvaises conditions de travail. La tendance peut s’inverser si les consommateurs l’exigent... et que des marques s’engagent ! À l’instar de Komodo, Bleed, ou encore Veja, qui suivent les principes du commerce équitable et s’attachent à en informer leurs clients.

    Des labels existent pour faciliter le développement d’une production réhabilitant l’humain en s’appuyant sur un cadre partagé. Un nouveau Standard Fairtrade pour le textile a vu le jour peu après la catastrophe du Rana Plaza en 2013. L’effondrement de cet immeuble de Dacca, capitale du Bangladesh, qui abritait des ateliers de confection de vêtements, avait causé la mort de plus de 1 100 personnes. Malgré des alertes concernant l’insécurité du bâtiment, les ouvriers avaient été enjoints d’y poursuivre leur travail. Le programme lié au Standard Fairtrade porte désormais non seulement sur les producteurs, mais sur toute la chaîne d’approvisionnement du textile. Il repose sur un champ large : non seulement sur les conditions de travail (non-discrimination, interdiction du travail forcé et du travail des enfants, salaires et horaires décents, vigilance santé et sécurité...), mais aussi sur la responsabilité environnementale (gestion des substances dangereuses et des eaux usées, émissions dans l’air, consommation d’énergie, déchets...) et sur les modalités de commerce (traçabilité, labellisation Fairtrade des fournisseurs...), le tout dans la transparence.

    Les entreprises souhaitant obtenir la certification du Standard Textile Fairtrade pour leurs produits sont contrôlées par un organisme indépendant nommé FLOCERT. Certaines conditions doivent être respectées dès la première année de certification, d’autres doivent l’être à court terme. Par exemple, la rémunération des salariés doit dès le début être annuellement augmentée en vue de parvenir à un niveau décent, objectif qui doit être atteint sous 6 ans selon des seuils fixés par Fairtrade International en collaboration avec la Global Living Wage Coalition. En 2021, le minimum vital était par exemple estimé à 187 € par mois au Bangladesh, pour seulement environ 80 € habituellement perçus par les ouvriers du textile bangladais.

    Un autre label de produits, Fair Trade Certified, concourt au même objectif que le Standard Textile Fairtrade, mais avec des exigences pour certaines un peu moins ambitieuses d’après le Guide international des labels de commerce équitable édité par le collectif Commerce Équitable France. Il existe également un label développé par la World Fair Trade Organization (WFTO), initiatrice d’une nouvelle Charte internationale du commerce équitable en 2018. Le logo WFTO garantit que l’entreprise ayant fabriqué le vêtement applique bien des pratiques équitables.

    Modetic vous offre un beau panel de marques éthiques ou labellisées commerce équitable avec People Tree, précurseur de la mode équitable, mais aussi Dedicated, Armedangels et bien d’autres...

    Commentaires

    Paiement 100% sécurisé

    CB,Paypal,virement ou chèque

    Frais de port offerts

    dès 50€ d'achat

    Satisfait ou remboursé

    Service client à votre écoute