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    Viscose conventionnelle, out ! Place à la viscose écologique Ecovero !

    Viscose conventionnelle, out ! Place à la viscose écologique Ecovero !

    Avec la viscose, tout commence par de la pulpe de bois. Jusque-là rien d’alarmant, mais pour parvenir à un fil, la chimie s’en mêle et conduit à un très mauvais bilan pour l’environnement... À moins de revoir tout le processus, ce que réussit avec brio Ecovero !

    Posted in Mode Éthique par Alice le Monday 10 Jan 2022

    viscose conventionnelle

    La viscose conventionnelle : cellulosique mais pas écologique !

    C’est décidé, vous êtes résolu à choisir des vêtements plus respectueux de la planète ? Alors vous allez forcément vous questionner sur la matière dont ils sont faits. Du tac au tac, vous vous direz : le polyester, c’est pas super. Logique, c’est dérivé du pétrole. En matière de développement durable, on fait forcément mieux !

    Mais il y a des matières synthétiques dont le profil écologique est un peu plus ardu à décrypter. En tête de liste : la viscose, d’origine végétale. En fait, on parle plus exactement de « fibre artificielle cellulosique » et non de « matière synthétique ». C’est parce qu’elle n’est pas fabriquée à partir de produits de synthèse, mais d’une matière naturelle, la cellulose. La cellulose ? C’est ce qui compose la paroi des cellules végétales. Concrètement, on l’obtient à partir de pâte de bois, elle-même fabriquée à partir de bois râpé ou cuit puis lessivé.

    Oui, sauf que cela ne rend pas la viscose écologique pour autant.

    Pour obtenir la solution visqueuse qui donne son nom à la viscose – qui sera ensuite filée – il faut des produits chimiques, à commencer par l’acide sulfurique, le sulfate de sodium et le sulfate de zinc. Puis intervient le disulfure de carbone, très toxique et volatile. Dans l’ensemble, des produits polluants qui sont rejetés par les usines, notamment à travers leurs eaux usées non épurées, impactant directement la santé des écosystèmes et des humains (voir le reportage d’Arte Les dessous de la mode à bas prix).

    viscose origine

    Une première mondiale de moins en moins plébiscitée

    C’est à l’ingénieur français Hilaire de Chardonnet que l’on doit l’invention de la viscose en Isère. En 1884, le marché du textile peut soudain profiter d’une « soie artificielle », appelée ensuite « rayonne » (qui désigne un fil de viscose à fibre continue). Elle a l’avantage d’être bien plus économique que la soie naturelle et permet de ne pas recourir aux vers à soie – ce qui la rend au passage vegan avant l’heure.

    À une époque où la soie était particulièrement prisée, la viscose rencontre le succès grâce à son aspect... soyeux, bien sûr ! Mais aussi à sa résistance, à sa fluidité et à la facilité avec laquelle on peut la teindre. Avec elle, les couleurs ont une très bonne tenue.

    Au passage, pour les plus curieux, le musée de la viscose, tout près de Grenoble, retrace l’histoire de cette matière. Le musée est implanté dans une ancienne usine de production, désaffectée à la veille des années 1990. C’est en Chine, en Inde et au Bangladesh que vous trouverez les viscosiers d’aujourd’hui.

    Pour en revenir à la viscose, elle a constitué une véritable innovation puisqu’auparavant, les tissus étaient exclusivement en matières naturelles (coton, laine, lin...). Ce n’est qu’une cinquantaine d’années plus tard que les fibres synthétiques ont vu le jour. Après un bel essor, la viscose a peu à peu décliné. Actuellement, elle représenterait tout de même encore plus de 6 % de la production de fibres dans le monde.

    La prise de conscience écologique imposait d’urgence de remettre en question son usage ou d’innover pour la rendre plus durable...

    viscose responsable

    Une viscose enfin responsable

    C’est ainsi qu’environ un siècle après la naissance de la viscose, le lyocell est venu en renfort. Également à classer parmi les fibres artificielles cellulosiques, il est fabriqué à l’aide d’un solvant non toxique et repose sur un procédé plus « simple » que la viscose.

    C’est le plus gros producteur de lyocell et de modal (proche du lyocell, mais plus solide), l’autrichien Lenzing, qui a aussi développé une viscose éco-responsable déposée sous le nom de marque Ecovero. Cette viscose est durable à plusieurs niveaux, ce qui lui vaut d’avoir l’Ecolabel européen :

    • Sa cellulose est obtenue à partir de bois issu de forêts gérées durablement – car oui, la production de cellulose accélère la déforestation quand sa provenance n’est pas certifiée PECF, FSC, ou équivalent !
    • Sa fabrication nécessite 50 % d’eau en moins qu’une viscose traditionnelle et émet 50 % moins de CO2 ;
    • Certes, les produits chimiques font toujours partie de la manœuvre, mais un système en boucle fermée permet de réduire considérablement les émissions dans l’environnement grâce à leur récupération. Ces produits sont de plus fabriqués dans des usines proches, garantissant une bonne connaissance des process des fournisseurs ;
    • L’eau rejetée est retraitée avant de rejoindre l’environnement ;
    • Une transparence et une traçabilité sont assurées pour que les marques de mode ayant recours à Ecovero aient bien la garantie de disposer d’une fibre durable (le traçage du textile étant généralement un gros point noir). Cela se traduit par une sorte d’empreinte numérique émise en même temps que les expéditions de fibres, pouvant être suivie via une plateforme.

    Chez Modetic, de nombreux articles de mode sont en viscose Ecovero : pulls Bleed, blouses Armedangels, robes Thinking Mu...

    Pour faire plus globalement bouger l’industrie du textile vers une production plus verte, la fondation Changing markets a publié fin 2017 une feuille de route pour une viscose responsable qui insiste notamment sur l’importance du traitement des eaux usées. La recette existe, il revient maintenant aux marques – et donc aux consommateurs – de fixer leurs exigences en matière écologique !

    Autre bonne nouvelle pour la planète, on observe une tendance à la relocalisation de la production de fibre de viscose en Europe. Certains industriels suédois de pâte à papier ont commencé à reconvertir leurs machines pour fabriquer non plus de la pulpe pour papier, mais de la pulpe textile. Cette relocalisation pourra être favorable à une confection plus proche des consommateurs européens et à un plus grand contrôle des procédés de fabrication.

    Sachez aussi qu’en fin de vie, lorsqu’un vêtement est 100 % en viscose, il possède un autre atout écologique : il est biodégradable. Ce qui n’est pas le cas des habits dont la viscose est mélangée à une matière non biodégradable. La dégradation de l’association viscose/polyester, par exemple, entraîne une propagation de particules de plastique jusque dans les océans.

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